Les femmes du Bénin surpassent les barrières financières pour avoir accès à des services de santé

 {Crédit photo : Modeste B. Gnitona}   Le groupement de femmes Iréti’mbè et Ifèomontayo à Adja-Ouèrè a réussi à augmenter ses revenus et à créer une caisse commune de solidarité afin de couvrir les coûts liés à la santé pour ses membres.Crédit photo : Modeste B. Gnitona

Même si les soins de santé sont disponibles, ces derniers ne sont pas toujours accessibles. Au Bénin, des revenus insuffisants empêchent de nombreuses femmes et leurs enfants de payer pour des services de santé essentiels. Afin de surmonter ce défi et pour améliorer la santé maternelle, néonatale et infantile, le Programme Integrated Health Services Activity, financé par l’USAID, soutient ces femmes en aidant à la mise en place d’opportunités économiques renforcées et en améliorant les compétences en gestion financière.

Augmenter les revenus et l’épargne pour les soins

Depuis novembre 2019, l’Activité a mis en place des formations pour neufs groupements de femmes, quatre à Cobly, dans l’Atacora et cinq à Adja-Ouèrè, dans le Plateau, afin de soutenir plus de 350 femmes pour développer leurs propres activités génératrices de revenus (AGR). Ces cinq activités comprennent:

  • La transformation du soja en amuse-bouche et en fromage ;
  • La transformation du fruit de palme en huile rouge améliorée appelée Zomi ;
  • La transformation du manioc en gari amélioré (une pâte de manioc fermentée) au coco et à l’huile rouge ;
  • L’étuvage du riz ;
  • La fabrication du savon liquide.

En complément, l’Activité a également soutenu les groupements de femmes dans la mise en place de caisses communes de solidarité pour la santé afin de permettre aux membres de pouvoir payer pour les services de santé lorsqu’elles en ont besoin. Chaque groupement contribue désormais une part de ses revenus issus de la vente de nourriture ou de savon afin de couvrir le coût lié aux urgences médicales et le responsable de chaque groupement veille à surveiller la façon dont l’argent est dépensé.

Depuis le lancement des caisses de solidarité, les groupements de femmes ont épargné plus de 106 000 francs CFA (FCFA), soit 200 dollars. Ces fonds ont déjà aidé les femmes à payer pour des services de santé qui auraient autrement été hors de portée.

Comme l’indique Mme. T. Kouoti, membre du groupement Piritagou de Cobly, cette initiative a été accueillie très favorablement :

« J’ai pu obtenir un appui de 8 000 FCFA de notre caisse pour la prise en charge de mon enfant qui avait une diarrhée qui l’avait véritablement affaibli. Sans cet appui je n’aurais jamais pu l’amener au centre de santé parce que je n’avais pas personnellement les moyens. »

Augmenter les revenus et l’épargne pour les soins

À la suite de ces premiers succès, l’Activité est en train de développer cette approche avec cinq nouveaux groupements à Adjohoun dans l’Ouémé et dix nouveaux groupes à Kérou dans l’Atacora. Pour les groupements existants, l’Activité se concentre désormais sur la création de partenariats avec des commerçants pour augmenter les ventes et permettre une pérennité de l’épargne de santé pour le futur.
Parlant du futur des AGR et le travail pour trouver des partenariats en faveur de la pérennité de ces activités, Mme. Chérita Zangan, spécialiste en AGR pour l’Activité indique « les partenariats facilitent grandement la vente de produits. Avec ces derniers, les groupements de femmes seront sûrs que leurs activités seront pérennes ce qui les motiveront à continuer ces activités et cela garantira dans le même temps leur capacité à pouvoir prendre soin de leur santé. »